Rue de la Vache à Bordeaux 🐄 : l’histoire d’une ruelle (très) serrée… et pas si bête
On a tous un ami qui adore te faire passer par “un raccourci trop mignon”… et tu finis à te coller aux murs pour laisser passer quelqu’un 😅 La rue de la Vache, dans le vieux Bordeaux (secteur Saint-Pierre), c’est exactement ça : une mini-venelle qui se faufile entre les bâtiments, avec un charme médiéval parfaitement assumé. Elle intrigue pour deux raisons très simples : son nom (oui, “la Vache”, sans détour 🐄) et sa réputation de rue la plus étroite de Bordeaux, avec environ 1,80 m au point le plus resserré.
Mais derrière la carte postale “ruelle Instagrammable”, il y a un vrai morceau d’histoire urbaine : ici, les rues ne sont pas “tracées au cordeau”, elles sont héritées de siècles de défenses, de remaniements, et de voisinages serrés. Bref : si tu veux sentir le Bordeaux ancien au plus près (littéralement), tu es au bon endroit.
📅 Timeline : les repères à retenir
- XIVe–XVe siècles : le secteur est structuré par des remparts, des portes et des tours ; une tour dite de Bessan sert de repère et d’élément défensif.
- Vers 1450 (sources compilées par Léo Drouyn) : un titre mentionne une maison “au coin de la ruette” descendant de la rue des Argentiers vers la tour de Bessan et la rue de la Coquille ; Drouyn en déduit que cette ruelle correspond à la rue de la Vache.
- XVIe siècle : le nom et le tracé des rues du secteur évoluent (Coquille / Chai-des-Farines / Argentiers), signe des remaniements et des confusions possibles dans les textes postérieurs.
📍 Où se cache la rue de la Vache ?
Pour faire simple : c’est une micro-rue du vieux Bordeaux, dans le quartier Saint-Pierre, au contact de la rue des Argentiers. Le coin est typique de la trame médiévale : petites parcelles, circulation piétonne, rues qui “restent comme elles sont” parce qu’on n’a pas tout rasé pour élargir (heureusement, sinon Bordeaux perdrait une partie de son charme 😇).

L’intérêt, c’est que la rue de la Vache n’est pas juste une curiosité : elle est prise dans un puzzle d’anciens axes et de repères défensifs, dont la tour de Bessan faisait partie.
🐄 Pourquoi “rue de la Vache” : une origine… prudente mais logique
Sur l’origine exacte du nom “la Vache”, il faut être rigoureux : les documents utilisés ici permettent d’identifier la ruelle et son emplacement, mais ne racontent pas noir sur blanc l’anecdote précise qui aurait baptisé la rue “Vache”. En revanche, on peut expliquer sans inventer : dans les villes anciennes, beaucoup de rues portent des noms issus de la vie quotidienne (repères, usages, métiers, enseignes).
Donc, l’hypothèse la plus raisonnable (sans la transformer en certitude) : un nom d’enseigne ou un repère populaire “à la vache”, devenu nom de rue par usage. Ce n’est pas glamour, mais c’est souvent comme ça que la ville se nomme : au pragmatisme 🧠
🏆 La rue la plus étroite ? Oui… et c’est très concret 😄
La rue de la Vache est couramment présentée comme la rue la plus étroite de Bordeaux, et quand tu y mets les pieds tu comprends instantanément pourquoi. Au point le plus serré, on est à environ 1,80 m de large : deux personnes peuvent se croiser, mais pas sans ce petit pas de côté chorégraphié (et un sourire poli, sinon ça coince 😉).

Ce “resserrement” n’a rien d’un caprice : c’est le résultat d’un urbanisme ancien, où l’on optimise l’espace au maximum, avec des rues pensées pour le quotidien médiéval, pas pour les standards modernes.
🏰 La tour de Bessan : le décor “défense de la ville” derrière la ruelle
La rue de la Vache ne se comprend vraiment qu’avec son voisinage historique : la tour de Bessan est citée comme une tour carrée liée aux défenses de Bordeaux, près de la zone où la Devèze (Divice) se jette vers la Garonne, et proche de la porte du Caillau dans les descriptions reprises par Drouyn.
« …une tour quarrée… sur les murailles de la ville… près… de la porte… du Caillau »
Et surtout, elle relie directement une “ruette” au coin de la rue des Argentiers, descendant vers cette tour : c’est précisément ce qui ancre la rue de la Vache dans une géographie médiévale très concrète, pas dans une simple légende de trottoir.
👀 Mini-guide : comment la “vivre” quand tu passes dans le coin
Le bon plan, c’est d’y aller comme un explorateur urbain, pas comme un GPS pressé 😄 Approche par la rue des Argentiers, repère l’entrée de la venelle, puis avance doucement : tu vas sentir le rétrécissement, la proximité des façades, et ce petit effet “Bordeaux en miniature”.

Si tu as un blog/guide de visite, c’est un spot parfait pour illustrer : “le vieux Bordeaux, ce n’est pas seulement des façades XVIIIe, c’est aussi des survivances médiévales qui se cachent dans les interstices”. Et là, la rue de la Vache est championne 🥇
❓ FAQ pour briller en société
C’est vraiment la rue la plus étroite de Bordeaux ? Elle est très souvent présentée comme telle. Au point le plus serré, elle fait environ 1,80 m, ce qui la place clairement dans le top des ruelles “à négociation de passage” 😅
Elle date de quand ? Les textes compilés par Léo Drouyn situent une “ruette” reliant la rue des Argentiers à la tour de Bessan et à la rue de la Coquille, et il identifie cette ruelle à la rue de la Vache (références médiévales / vers 1450).
Pourquoi ce nom “la Vache” ? Les sources mobilisées ici ne donnent pas l’acte de baptême précis ; l’explication la plus prudente est un nom d’usage (repère/enseigne) devenu toponyme avec le temps.
C’est quoi la tour de Bessan ? Un repère défensif (tour carrée) mentionné dans des descriptions anciennes des fortifications et portes du secteur (proximité de la porte du Caillau, notamment).
On peut la visiter ? C’est une rue : tu y passes librement, à pied. Et c’est justement le charme !