Quand on passait la Porte des Capucins pour accéder aux étals
Aujourd’hui, tu passes aux Marché des Capucins pour un café, un plateau d’huîtres, ou juste parce que « c’est plus rapide par là »… sans forcément imaginer qu’ici, on franchissait une porte de ville. Pas une métaphore, une vraie : pierre, arcade, places “au cordeau”, et l’urbanisme version XVIIIᵉ siècle, quand Bordeaux décide d’arrêter de se tenir en apnée derrière ses murs. 😮💨🏛️
La “porte des Capucins” (souvent appelée Porte-Neuve) est un super cas d’école : un monument né d’un grand plan d’embellissement, collé à un quartier populaire, voisin d’un couvent… lui-même installé sur l’ancien hôpital de la peste (oui, ambiance). Et comme souvent à Bordeaux : ça construit, ça s’organise, ça marchande… puis ça démolit quand la ville change de vitesse. Résultat : la porte a disparu, mais le lieu, lui, a gardé la mémoire. Et si tu sais où regarder, tu peux encore lire l’histoire dans le tracé des rues. 👀✨
🗓️ Timeline : les dates à retenir
- 27 novembre 1743 : plans de la nouvelle porte proposés (et rapidement acceptés dans le processus municipal).
- 1744–1750 : tracé, lotissement et aménagements urbains autour de la porte et de la place.
- 1744 : la porte est en place dans les sources de synthèse locales (et devient “la Porte-Neuve” pour beaucoup).
- 1859–1897 : transformations et ajustements des “façades à programme” du secteur.
- 1882 : démolition de la Porte des Capucins lors de l’élargissement et du prolongement de la rue Clare.
🚪 Porte des Capucins ou Porte-Neuve : de quoi parle-t-on exactement ?
On parle d’une porte de ville créée au XVIIIᵉ siècle dans le cadre des grands aménagements portés par l’intendant Tourny. L’idée est simple : structurer un secteur jugé alors populaire, peu salubre et plutôt “à la marge”, en y installant une place, de nouvelles rues et un point d’entrée lisible. Bref : on urbanise, on aligne, on met en scène la ville… et on la rend rentable au passage 😇💼.
🧱 À quoi ressemblait la porte ? (la description, sans fantasmer)
On a la chance d’avoir une représentation très parlante : un dessin du XIXᵉ siècle montre une porte monumentale à une grande arcade centrale. De part et d’autre, des massifs de maçonnerie très sobres encadrent le passage, comme deux épaules carrées. Au-dessus, une ligne horizontale (entablement/attique) donne l’effet “architecture officielle”, et l’ensemble est surmonté d’un décor triangulaire central qui accentue l’aspect “porte-signal” : on doit la voir de loin, au bout de la perspective.
Ce n’est pas une porte médiévale “défensive” façon pont-levis : c’est une porte d’urbanisme, pensée pour organiser les flux et marquer une entrée, avec une vraie dimension de décor urbain 🏛️✨.
💰 Une porte… et un poste de contrôle (symbolique et fiscal)
La Porte des Capucins ne sert pas qu’à faire joli sur une gravure : elle marque l’entrée en ville au sens très concret. Dans les textes municipaux, on insiste sur le fait qu’elle sépare deux espaces (place “intérieure” / place “extérieure”) et qu’elle est flanquée de guichets : autrement dit, c’est aussi un point où l’on contrôle, où l’on compte, où l’on taxe.
« …porte flanquée de guichets marquant l’entrée symbolique (et fiscale) en ville. »
Bienvenue dans le Bordeaux où l’urbanisme et la fiscalité se tiennent par la main 🤝😄.

🧭 Deux places, un passage : l’effet “sas” urbain
Autour de la porte, l’aménagement n’est pas improvisé : on structure l’espace en deux places séparées par la porte, et la documentation métropolitaine rappelle même l’articulation entre une grande place et une plus petite, de forme ovale. Résultat : au lieu d’un simple trou dans un mur, tu as un sas : on arrive, on se distribue, on se repère. C’est exactement le genre de dispositif qui transforme un quartier en nœud de circulation.

🏗️ Qui a conçu tout ça ?
Derrière cette porte, il y a une vraie chaîne de fabrication : un ingénieur pour les plans et la technique, et un maître-architecte pour la mise en forme et le chantier. La documentation patrimoniale attribue la maîtrise d’œuvre à Montégut (ingénieur) et Jean Alary (maître-architecte), avec une maîtrise d’ouvrage portée par la Ville dans le cadre de l’action de Tourny.

« Plans… donnés par l’ingénieur Montégut (27 11 1743)… »
💥 Pourquoi a-t-elle disparu ?
Parce qu’à la fin du XIXᵉ siècle, Bordeaux passe en mode “circulation avant tout” 🚦. Une porte, même élégante, devient un goulot. Les travaux d’élargissement et de prolongement de la rue Clare entraînent la démolition en 1882. Pas de bataille épique, pas de siège : juste la voirie qui gagne. (L’ennemi le plus régulier des portes monumentales, c’est le trafic 😅)
👀 Comment “voir” la porte aujourd’hui, alors qu’elle n’existe plus ?
Tu ne verras pas l’arcade, mais tu peux lire l’histoire autrement : dans la logique des axes, dans l’idée d’un “seuil” entre le cœur de ville et les sorties vers les faubourgs, et dans le fait que le secteur reste un carrefour vivant.
👀 Comment te la “représenter” sur place
Place-toi sur le trottoir au niveau du débouché du Cours de l’Yser, juste avant de traverser vers le Cours de la Marne.
- Dos au marché (Place des Capucins)
- Visage vers le Cours de la Marne / Cours Aristide-Briand
Imagine une grande arcade pile à l’endroit où tu hésites aujourd’hui entre “je traverse” et “je me fais klaxonner” 😄🚦 : tu es exactement dans l’idée du seuil (entrée/sortie de ville).
🚶♂️ Itinéraire ultra simple (depuis le marché)
- Mets-toi face aux halles/au marché sur la Place des Capucins
- Repère la sortie côté Cours de l’Yser (là où la place s’ouvre sur un grand axe rectiligne)
- Marche tout droit vers ce grand axe : tu arrives sur le carrefour Cours de l’Yser × Cours de la Marne (Cours Aristide-Briand)
✅ Tu y es : c’est le meilleur point “in situ” pour raconter la porte à quelqu’un.
❓ FAQ pour briller en société
La Porte des Capucins, c’est la même chose que la Porte-Neuve ?
Oui : “Porte-Neuve” est l’un des noms d’usage pour la porte des Capucins, liée aux aménagements du XVIIIᵉ.
Elle date de quand exactement ?
Les documents patrimoniaux la rattachent au grand chantier d’aménagement 1744–1750, avec des plans datés 27 novembre 1743.
Pourquoi “des Capucins” ?
Parce que le secteur est associé au couvent des Capucins et, plus largement, au quartier qui a conservé ce nom.
Elle servait à défendre la ville ?
Plutôt à organiser l’entrée : c’est une porte d’urbanisme (signal, circulation) avec une dimension symbolique et fiscale (guichets, entrée en ville).
Pourquoi l’a-t-on détruite ?
Elle gêne les nouveaux flux : l’élargissement/prolongement de la rue Clare entraîne sa démolition au XIXᵉ siècle (1882).
📚 Sources (liens à coller dans WordPress)
- Ville de Bordeaux (fiche “Les Capucins”, mention de la porte, des deux places, des guichets et de la démolition en 1882)
- Bordeaux Métropole – Recensement du paysage architectural et urbain (PDF Tome 1 : données historiques, datations, maîtrise d’œuvre Montégut / Jean Alary, démolition 1882)
- Bordeaux Métropole (PDF “Parcours 1” : porte des Capucins, 1744, détruite en 1882, articulation des places dont une ovale)
- Wikimedia Commons (dessin de Léo Drouyn, “Porte des Capucins”, vers 1860, source Musée des Beaux-Arts de Bordeaux)
- Musée des Beaux-Arts de Bordeaux – collections en ligne (notice liée au dessin “Porte des Capucins (démolie)”, Léo Drouyn)
L’origine du nom de la rue Bouquière, de sa fontaine et de sa porte
💧 Connais-tu la fontaine de la rue Bouquière ? On parle souvent de “la plus courte”… mais ici, c’est surtout la fontaine qui se cache en contrebas, via l’impasse de la Fontaine-Bouquière 🧱👣 Et tant qu’à faire, on passe aussi…
Histoire de la porte Dijeaux : des remparts médiévaux à la porte monumentale du XVIIIᵉ siècle
Difficile de traverser Bordeaux sans passer devant la porte Dijeaux, cette élégante arche du XVIIIᵉ siècle qui marque l’entrée du
La Porte Toscanam : la porte oubliée qui gardait Bordeaux
Dans la grande famille des portes bordelaises, certaines se montrent encore (coucou Porte Cailhau, Porte Saint Eloi – Grosse Cloche
La Porte Cailhau : forteresse, triomphe et symbole royal de Bordeaux
Difficile de passer place du Palais sans lever les yeux : la Porte Cailhau, avec ses pinacles et sa silhouette
L’histoire de la Grosse Cloche à Bordeaux
La Grosse Cloche de Bordeaux est incontestablement l’un des monuments les plus emblématiques de Bordeaux. Au même titre que le




