Films français tournés à Bordeaux – Top 10

Histoires et secrets
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Tu crois visiter Bordeaux… et en fait tu marches dans un décor de cinéma 🎬✨ Parce que oui : des films tournés à Bordeaux, il y en a plus que tu ne l’imagines, et surtout, certains ont laissé des scènes tellement marquantes que tu peux les “revoir” rien qu’en te mettant au bon endroit. Une arrivée en gare façon polar, un face-à-face sous les colonnes du Grand Théâtre, une cavale comique qui traverse Sainte-Catherine, une Cadillac mythique qui passe devant l’opéra… et même un tournage “blockbuster” lié à Bordeaux-Mérignac où les acteurs flottent en apesanteur (véridique 😄). L’idée de cet article, c’est simple : t’aider à repérer Bordeaux à l’écran comme si tu relançais le film dans ta tête, et te proposer une balade ciné facile pour enchaîner les spots sans te perdre (ni finir en figurant involontaire d’un tournage de touristes 📸).

Timeline express : Bordeaux fait son cinéma 🕰️

  • Années 50 : Bordeaux apparaît dans des drames réalistes, où la ville n’est pas “carte postale” mais vraie, vivante, intime.
  • Années 60 : la comédie populaire explose, et Bordeaux sert de décor à des scènes devenues cultes. Années 70–80 : place aux polars, aux enquêtes, aux filatures, avec gare, palais de justice, quais et grands boulevards.
  • Années 2000 : Bordeaux redevient un terrain de jeu majeur : reconstitutions historiques, thrillers, films de mœurs… et des scènes très identifiables au cœur du centre-ville.
  • Années 2010–2020 : la ville (et la Gironde) attirent aussi des productions internationales : parfois Bordeaux “joue” Bordeaux, parfois elle joue… autre chose.

Top 10 – Films français tournés à Bordeaux 🇫🇷🎥

1) Les Fugitifs (1986) – Gérard Depardieu, Pierre Richard

Tu revois Depardieu (Jean Lucas) qui essaie d’avancer “droit”, mais le monde s’obstine à le faire déraper, surtout quand Pierre Richard (François Pignon) s’accroche à lui comme un pansement mal placé 😅. Bordeaux, c’est le décor parfait : la cavale commence au milieu des passants, avec cette impression que tout peut basculer à n’importe quel coin de rue. Rue Sainte-Catherine, puis le secteur place Meynard : si tu as vu le film, tu entends presque déjà le rythme de la course et les répliques qui tombent au pire moment.

2) Le Corniaud (1964/65) – Bourvil, Louis de Funès

Tu as cette énergie de grand final : la Cadillac mythique, les motards, l’excitation, et Bourvil (Antoine Maréchal) qui arrive au bout du voyage, rincé mais encore debout. De Funès (Saroyan) est prêt à exploser à la moindre étincelle. Et là, Bordeaux s’imprime : passage devant le Grand Théâtre / place de la Comédie, avec les quais tout près. C’est le genre de scène où, une fois que tu sais, tu ne peux plus “dévoir” ce décor ensuite.

3) Un flic (1972) – Alain Delon, Catherine Deneuve

Melville, c’est la tension froide, les regards qui parlent plus que les phrases. Tu revois la livraison de drogue, “Mathieu la valise”, la mécanique du crime qui doit être parfaite… et cette sensation que tout est déjà joué, comme une fatalité. La scène se passe à la gare de Bordeaux Saint-Jean : le décor de passage par excellence, où l’on arrive, où l’on repart… et où l’on peut disparaître.

4) Pile ou Face (1980) – Philippe Noiret, Michel Serrault

Polar sec, moralement glissant : Noiret (inspecteur) et Serrault (suspect) s’observent, se testent, se prennent au piège l’un l’autre. Le film te fait traverser Bordeaux par touches très reconnaissables : scènes autour de Pey-Berland / Hôtel de Ville, passages plus “nocturnes” côté Stalingrad, et l’atmosphère du centre ancien (Saint-Pierre notamment). Si tu l’as vu, tu te souviens de cette tension “quotidienne”, presque banale… et justement inquiétante.

5) La Menace (1977) – Yves Montand

Montand pris dans un étau : tu sens la parano qui monte, les rendez-vous qui sentent mauvais, les pas qui résonnent trop fort. Il passe devant un commissariat, l’intrigue se resserre, tu as l’impression que la ville entière te regarde. Bordeaux apparaît notamment cours du Chapeau-Rouge : un décor élégant, mais utilisé pour une histoire qui ne l’est pas du tout.

6) Bon voyage (2003) – Isabelle Adjani, Gérard Depardieu, Virginie Ledoyen

Tu revois Adjani (Viviane) dans une scène très “cinéma” : échange tendu, jeu de dupes, regards appuyés… sous la colonnade du Grand Théâtre. Et puis l’autre grand moment : Bordeaux reconstituant la panique de 1940, l’exode, les rues pleines, la sensation d’étouffer. Le film te donne l’impression de courir avec les personnages, même quand toi tu es assis dans ton canapé.

7) La Fleur du mal (2003) – Benoît Magimel, Nathalie Baye

Chez Chabrol, tout est poli… et venimeux. Tu revois Magimel (François Vasseur) qui revient, les sourires de façade, les phrases qui paraissent innocentes mais qui ont toutes un double fond. Une scène se joue à l’aéroport de Bordeaux-Mérignac : lieu parfait pour un retour “officiel” alors que tout, en dessous, bouillonne.

8) Contre-enquête (2007) – Jean Dujardin

Dujardin (capitaine Malinowski) avance à l’instinct, mais plus il creuse, plus ça devient personnel. Tu revois cette énergie nerveuse, ce pas rapide, ce regard fixé sur un seul objectif. Le film te pose deux repères bordelais très nets : gare Saint-Jean (contact, piste, bascule) et palais de justice / place de la République (la justice en toile de fond quand l’enquête déraille).

9) Des gens sans importance (1956) – Jean Gabin, Françoise Arnoul

Gabin (Jean Viard) : massif, pudique, bouleversant. Le film te laisse des images d’un Bordeaux plus ancien : scènes autour de la place de la Bourse et du côté rue Saint-Rémi. C’est du cinéma où un silence peut faire plus mal qu’une dispute, et où la ville est là, témoin discret.

10) L’Année Juliette (1995) – Fabrice Luchini

Tu revois Luchini (Camille) marcher, parler, ruminer… et soudain se retrouver dans cette scène simple mais hyper mémorable : la marche sur le Pont de Pierre. Pas besoin d’explosion : juste un personnage, une voix, une humeur… et Bordeaux comme décor qui amplifie l’émotion.

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