Courses de charrettes aux Capucins : quand le marché devenait un terrain de jeu

Faits Divers
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Aux marchĂ© des Capucins, on vient pour remplir le panier
 mais pendant un temps, on y venait aussi pour remplir les tribunes (imaginaires) 😄. Parce qu’ici, le marchĂ© n’a pas toujours Ă©tĂ© “juste” un marchĂ© : c’était un quartier-village, un lieu oĂč l’on travaille dur le matin et oĂč, l’aprĂšs-midi, on sait aussi s’amuser. Et parmi ces amusements, il y a un truc dĂ©licieux de simplicitĂ© populaire : les courses de charrettes Ă  bras. On en a une trace datĂ©e en 1948, et surtout un document solide qui rappelle noir sur blanc que les halles accueillaient aussi des Ă©vĂ©nements sportifs et festifs. Autrement dit : avant les stories Instagram, il y avait dĂ©jĂ  du spectacle aux Capus
 avec des roues, des bras, et probablement pas mal de rigolade. 😅

Timeline : repùres historiques (et ce qu’on peut affirmer) ⏳

  • 1749 : premier marchĂ© hebdomadaire sur la place des Capucins (dans le grand mouvement d’amĂ©nagements du XVIIIᔉ).
  • 1878 : le marchĂ© devient couvert ; les halles marquent “la grande Ă©poque” des Capucins.
  • 1881 : une galerie en fer et verre relie les halles (repĂšre souvent repris dans les synthĂšses historiques).
  • AnnĂ©es “ñge d’or” des halles : l’aprĂšs-midi, le lieu se transforme et accueille des animations (football, courses, fĂȘtes
).
  • 2 mai 1948 : publication en ligne d’une photo lĂ©gendĂ©e “Courses de charrettes au MarchĂ© des Capucins” (mention “Archives Sud-Ouest”) : c’est, Ă  ce jour, la date la plus nette et facilement vĂ©rifiable en accĂšs libre.
  • 1958–1960 : les “plus grosses fĂȘtes” de quartier s’arrĂȘtent avec la construction des nouvelles halles, d’aprĂšs un bulletin associatif (source secondaire, mais cohĂ©rente avec l’idĂ©e d’un changement d’époque).

Une charrette aux Capucins : outil de travail, puis engin de course đŸ’Ș🛒

Avant d’ĂȘtre un dĂ©lire de fĂȘte, la charrette Ă  bras, c’est la base de la vie du marchĂ© : porter, livrer, installer, dĂ©placer. Et c’est justement parce que cet objet est partout qu’il peut devenir, ponctuellement, un “engin sportif” parfaitement logique. On dĂ©crit les Capucins comme un “village dans la ville”, avec une foule de petits mĂ©tiers et une vie de quartier autonome
 puis l’aprĂšs-midi, les halles se transforment.

Les Ă©vĂ©nements organisĂ©s sous les halles : sport, fĂȘte
 et mĂȘme cinĂ©ma âšœđŸŽ‰đŸŽŹ

A la Grande Epoque, on joue au football dans l’allĂ©e centrale, on organise des courses de charrettes Ă  bras, et mĂȘme une Ă©preuve nommĂ©e « porter de porcs » Ă  la Saint-Jean (ambiance traditions populaires, odeur de sueur, et fous rires garantis).

Et pour ceux qui prĂ©fĂ©raient encourager plutĂŽt que sprinter, le quartier proposait aussi une option plus “pop-corn” : des sources Ă©voquent deux cinĂ©mas sur la place, oĂč “les moins sportifs” allaient se presser.
Enfin, cerise sur la halle : chaque 14 juillet, on y tient un bal populaire, avec comme point d’orgue l’élection de la “Reine de la halle”. On est loin du simple Ă©tal de tomates : c’est une vraie scĂšne sociale.

1948 : une course de charrettes immortalisées

1930 - Course de Charettes - Marché des Capucins Bordeaux
1930 – Course de Charettes – MarchĂ© des Capucins Bordeaux – Source Sud Ouest

La trace la plus facile Ă  vĂ©rifier aujourd’hui, c’est cette photo datĂ©e du 2 mai 1948, partagĂ©e par “Archives Sud-Ouest”. Il semble que ces courses Ă©taient organisĂ©es rĂ©guliĂšrement, pour des Ă©vĂšnements. Il semble toutefois que, Ă  la fin des annĂ©es 1940, ces courses deviennent “plus rares” et “plus rĂ©glementĂ©es” .

Capucins : un quartier qui dĂ©borde
 mĂȘme en fĂȘte 🧠🌊

Le marchĂ© “envahit” Ă©galement les rues autour et qu’on a mĂȘme construit un « mini-Baltard » rue des Douves (par Charles Durand) pour abriter des commerçants supplĂ©mentaires jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Bref : l’espace des Capucins n’a jamais tenu sagement “dans ses murs”.

Et si tu flĂąnes dans le coin, garde en tĂȘte un dĂ©tail urbain qui raconte la transformation du quartier : la porte des Capucins (1744) a Ă©tĂ© dĂ©truite en 1882 lors de l’élargissement/prolongement de la rue Clare. Ça te donne une idĂ©e du chantier permanent qu’a Ă©tĂ© ce secteur.

1900 - Marché des Capucins Bordeaux - Source https://selene.bordeaux.fr/
1900 – MarchĂ© des Capucins Bordeaux – Source https://selene.bordeaux.fr/

FAQ pour briller en sociĂ©tĂ© 😎✹

On est sûrs que des événements avaient lieu sous la halle ?
Oui : IJBA mentionne clairement football, courses de charrettes et autres animations, puis le bal du 14 juillet et la “Reine de la halle”.

“Porter de porcs”, c’est quoi ce truc ?
CitĂ© tel quel dans le document : une Ă©preuve populaire Ă  la Saint-Jean, probablement dans l’esprit “dĂ©fi de force / jeu de quartier”. On Ă©vite d’en rajouter sans autre source descriptive.

Quelle est la preuve la plus nette d’une course en 1948 ?
Une photo datĂ©e 2 mai 1948, lĂ©gendĂ©e “Courses de charrettes au MarchĂ© des Capucins” (mention “Archives Sud-Ouest”) dans une publication en ligne.

Y en a-t-il eu d’autres que 1948 ?
Le document IJBA prouve l’existence du principe (donc pas un “one shot” sorti de nulle part). On trouve des Ă©vocations indiquant que ces courses deviennent plus rares Ă  la fin des annĂ©es 1940, Ă  considĂ©rer comme un indice plutĂŽt qu’une preuve.

Pourquoi les fĂȘtes se sont calmĂ©es aprĂšs ?
Un bulletin associatif Ă©voque l’arrĂȘt des “plus grosses fĂȘtes” avec la construction des nouvelles halles (1958–1960).

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 et pas seulement parce qu’on y mange bien. Le quartier doit son nom aux Capucins, installĂ©s ici dĂšs 1601. Le marchĂ© s’enracine ensuite au XVIIIe siĂšcle, avec un premier marchĂ© hebdomadaire souvent


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